
Face à un arrêté de fermeture administrative, l'urgence commande d'agir vite. Deux procédures d'urgence permettent de saisir le juge administratif avant qu'un jugement au fond ne soit rendu : le référé-suspension et le référé-liberté. Leur choix, et parfois leur combinaison, est déterminant pour la défense de l'exploitant.
Ce recours permet d'obtenir la suspension de l'exécution de l'arrêté dans l'attente du jugement au fond, à deux conditions cumulatives : une urgence justifiant une intervention rapide du juge, et un doute sérieux quant à la légalité de la décision.
Le référé-suspension doit être accompagné ou précédé d'un recours en annulation dirigé contre l'arrêté devant le tribunal administratif.
Le référé-liberté permet de saisir le juge en 48 heures lorsque la décision porte une atteinte grave et manifestement illégale à une liberté fondamentale, telle que la liberté du commerce et de l'industrie ou la liberté d'entreprendre.
La condition d'urgence est appréciée plus strictement que pour le référé-suspension : le juge tient notamment compte de l'impact financier immédiat de la fermeture sur l'établissement et ses salariés.
Le référé-liberté est adapté lorsque l'illégalité apparaît manifeste et que la situation ne peut attendre l'audience, généralement plus rapide, du référé-suspension. Le référé-suspension convient à l'inverse lorsque l'illégalité nécessite une démonstration plus approfondie, sans atteinte évidente à une liberté fondamentale. Dans certains dossiers, les deux voies peuvent être envisagées successivement selon l'évolution de la situation. Dans tous les cas, il convient de faire établir une photographie de la santé économique et financière de l'établissement par l'expert-comptable de la société, afin de sensibiliser le tribunal administratif sur l'urgence de la situation.
Le choix de la procédure d'urgence adaptée, et la rapidité de sa mise en œuvre, conditionnent largement les chances de succès. Le Cabinet Sellier accompagne les exploitants confrontés à une fermeture administrative pour engager sans délai le recours le plus adapté. Contactez le cabinet dès notification de l'arrêté.
